Défi Babélio

Dans le rapport intitulé “Repenser la forme scolaire à l’heure du numérique : vers de nouvelles manières d’apprendre et d’enseigner” (2017), Catherine Bechetti-Bizot, inspectrice générale de l’Education nationale, note que “le numérique est apparu très vite comme une possibilité de revivifier l’approche de l’écriture, de la lecture et de l’oral, en ouvrant la voie à de nouvelles formes d’expression – multimodales, hypertextuelles, créatives et collaboratives – et de redonner aux élèves l’envie d’écrire, mais aussi de lire, de commenter, de s’approprier et d’enrichir les textes de la littérature en empruntant des chemins très variés”. Le Défi Babelio constitue un exemple de dispositif numérique collaboratif qui renouvelle totalement notre appréhension des activités de lecture et notre manière d’envisager la formation de l’élève lecteur. 

Présentation du Défi Babelio

Le Défi Babelio est né en 2012, à l’initiative de Magalie Bossuyt, professeure documentaliste, qui définit ce dispositif comme un “défi littéraire et numérique qui utilise les réseaux sociaux et des outils numériques pour échanger avec d’autres lecteurs et produire des objets littéraires”.

Le Défi Babelio s’adresse à la fois aux collégiens et aux lycéens, de France et de l’étranger, et a pour objectif de susciter le goût de la lecture et aussi de développer des compétences de production et de publication autour des livres lus.

Il est proposé sur 3 niveaux : Junior (CM2-6e), Ado (5e-4e) et Ado+ (3e-lycée) et réunit les élèves participant autour d’une sélection de 30 (pour le niveau Junior), 35 (pour le niveau Ado) ou 40 (pour le niveau Ado+) livres de littérature de jeunesse.

Les titres proposés sont récents et appartiennent à des formes variées (romans, mangas, BD, albums), ce qui permet à chaque élève de lire en fonction de ses envies et de ses goûts ; en effet, le défi étant collectif et collaboratif, l’objectif consiste à partager les lectures au sein d’un groupe de participants (et non de demander à chaque élève de lire tous les livres de la sélection).

Les élèves des classes inscrites se voient proposer tout au long de l’année des défis littéraires et numériques. Pour répondre à ces défis et échanger avec les autres classes participantes, les élèves utilisent le réseau social littéraire Babelio ainsi que des outils numériques, dont ils vont apprendre à se servir de manière éthique et responsable.

Objectifs du Défi Babelio

Voici les objectifs, tels qu’ils sont définis par l’équipe organisatrice :

  • découvrir de nouveaux titres de littérature de jeunesse
  • découvrir un réseau social littéraire : Babelio
  • savoir exprimer son avis, échanger ses impressions de lecture avec d’autres lecteurs
  • développer la notion d’argumentation
  • apprendre à maîtriser son identité numérique, connaître les règles de création d’un profil sur un réseau social, protéger sa vie privée
  • expérimenter de nouveaux outils numériques pour promouvoir et partager ses lectures, en respectant les droits d’auteur

Un défi lecture numérique et collaboratif

Le Défi Babelio renouvelle donc totalement le principe du défi lecture de par sa dimension numérique et collaborative. Il permet de repenser l’approche de la lecture et de susciter chez les élèves l’envie de lire, mais aussi d’écrire, de commenter et de partager ses impressions de lecture.

Lire pour écrire et écrire pour partager le goût de lire… quand le numérique permet d’accéder à un environnement de lecture augmentée, grâce au partage, à la production d’écrits et à la publication.

Les inscriptions sont possibles jusqu’au 30 novembre 2018.

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant : https://sites.google.com/site/defibabelio/home

Témoignage

Marion Uteza est professeure documentaliste au Collège Lumière de Besançon. Passionnée de littérature jeunesse, elle tient un blog  dédié à ce sujet, Nouveautés Littérature Jeunesse, qui a su trouver une très large audience. Contributrice active du réseau social Babelio, sous le pseudonyme Orbe, elle organise et anime le Défi Babelio junior, c’est à ce titre qu’elle témoigne des apports réciproques entre le défi, la lecture et le numérique.