École élémentaire de Vercel : le numérique au service de la réussite des élèves

Le 26 juin, la Déléguée académique au numérique, Nathalie Bécoulet, en visite dans l’école élémentaire Louis Pergaud de Vercel-Villedieu-le-Camp a pu découvrir des usages numériques au service des enseignements et du bien-être des élèves.

La visite s’articulait en temps, le premier consacré à l’utilisation en classe de l’application Lexiclic, le second autour d’un dispositif permettant la continuité pédagogique pour un enfant hospitalisé.

 

LexiClic, une application dédiée à l’orthographe

L’école élémentaire de Vercel est le berceau d’une application, tout à fait inédite, dédiée à l’apprentissage de l’orthographe. En effet le directeur de l’école Laurent Jeune et Christophe Lefort, son alter ego à l’école primaire d’Avoudrey, ont conçu l’application LexiClic pour guider l’utilisateur vers la bonne orthographe d’un mot grâce à un clavier phonétique visuel. En présentant aux élèves la bonne orthographe, elle facilite la mémorisation de ces derniers. Les deux enseignants se sont appuyés sur des travaux de recherche, notamment ceux d’André Ouzoulias, qui conseillent de faire écrire l’apprenant le plus tôt possible avec une orthographe normée pour éviter d’assimiler la mauvaise écriture d’un mot.

La visite à Vercel a été l’occasion pour la déléguée académique d’observer l’utilisation en classe de l’application au cours d’un exercice de dictée.

Fort de plusieurs centaines de téléchargements sur les deux principales plateformes, Lexiclic fait également l’objet d’une version dédiée aux utilisateurs suisses. Actuellement l’aventure Lexiclic se prolonge avec le développement d’une méthode de lecture complète, les deux créateurs invitent d’ailleurs les enseignants volontaires à rejoindre le groupe de testeur pour la rentrée 2018.

Projet de suivi pédagogique d’un élève hospitalisé

Au premier étage de l’école, dans la classe de Virginie Joue-Motin, le numérique a une toute autre finalité…
A la rentrée de septembre 2017, l’enseignant de l’unité d’Enseignement Primaire du CHU Minjoz (hématologie pédiatrique) a contacté la DANE pour assurer le suivi d’un élève de CE1 à l’école Louis Pergaud de Vercel. En effet l’enfant, soutenu par ses parents, souhaitait pouvoir garder le lien avec ses camarades et bénéficier des cours dispensés à sa classe durant la durée de son hospitalisation.

Le robot de téléprésence Beam, mis à disposition par la DANE, permet cette continuité pédagogique en assurant la présence par la vision, la mobilité et la voix de l’élève hospitalisé avec son enseignant et ses camarades via un terminal pour l’enfant, ordinateur ou équipement nomade. A l’heure actuelle, les plus de 200 connexions du robot, sont bien sûr la preuve de l’adéquation du dispositif aux besoins exprimés mais surtout le meilleur témoignage de la persévérance de l’élève.
Enfants et adultes de l’école détaillent avec enthousiasme des bénéfices du dispositif, son enseignante, Virginie Motin-Joue n’hésite pas à dire que la mise en place du robot de téléprésence a permis à l’élève de rapidement combler le retard occasionné par les circonstances. Si on imagine parfaitement les possibilités du robot en terme de suivi des activités, dite magistrales, la pratique d’autres plus manuelles ou participatives peut cependant questionner. C’est sans compter l’opiniâtreté et l’inventivité de l’enseignante. En effet dans le cadre de travaux manuels par exemple, elle fournit par anticipation le matériel nécessaire à la famille pour que l’enfant puisse prendre part aux activités. Dans le cadre de la préparation d’un spectacle encore, quelques réglages d’orientation de la caméra et voilà l’élève en train de répéter une chorégraphie à distance, provoquant au passage l’hilarité générale lorsqu’un pas l’oblige à sortir du champ. Côté famille, le constat est le même, les commentaires sont dithyrambiques et lorsque la question des difficultés à contrôler le robot est posée, la sentence est immédiate « à ses yeux c’est aussi simple que de manipuler une manette de console ».La réussite manifeste du dispositif de Vercel ne doit pas cacher l’investissement de chacun de ces acteurs, le CHU, le SAPAD 25, la Mairie pour sa réactivité à mettre à disposition une connexion adaptée, les DSDEN et DANE disponibles et facilitatrices, la famille de l’élève, l’enseignante et surtout l’élève lui-même dont aucun robot ne peut remplacer le courage et la volonté. La convergence des énergies de tous a permis à l’élève de vivre sa classe à distance.
La démarche d’inclusion semble devenue la norme à Vercel. Ainsi un autre élève atteint de troubles autistiques dispose de sa tablette pour suivre les apprentissages à son propre rythme. Dans le cadre d’une dictée par exemple, le texte a été enregistré pour lui permettre de repasser plusieurs fois un passage. Au-delà d’un vocabulaire propre à l’éducation, inclusion ou encore continuité pédagogique, l’utilisation de ces technologies à l’école de Vercel n’a qu’une finalité, maintenir le lien social, autrement dit, offrir joie et bonheur aux enfants scolarisés.

La visite de l’école de Vercel a mis en lumière un établissement ou le numérique n’est pas simple accessoire mais représente l’indispensable trait d’union entre l’enfant et l’école.